Le scénario est presque toujours le même : un site créé il y a une dizaine d'années, un prestataire ou un bénévole qui n'est plus disponible, des identifiants introuvables, et une page d'actualités qui s'est arrêtée à un mandat précédent. La refonte est décidée dans son principe — mais personne ne sait exactement par quel bout la prendre.
Bonne nouvelle : une refonte de site communal n'exige aucune compétence technique côté mairie, à condition de suivre l'ordre des opérations. Le voici.
Étape 1 — Faire l'état des lieux de l'existant
- Le nom de domaine : qui l'a réservé, chez quel prestataire, et surtout est-il bien au nom de la commune ? C'est le point le plus important à sécuriser.
- Les accès : identifiants d'administration du site, de l'hébergement et du domaine. S'ils sont perdus, il faudra les récupérer — c'est faisable, mais mieux vaut l'anticiper.
- Les contenus à conserver : pages pratiques, comptes-rendus, bulletins, photos. Inutile de les copier vous-même : un bon prestataire s'en charge, mais il faut savoir ce qui existe.
- Le contrat en cours : échéance, préavis de résiliation, clause de réversibilité.
Étape 2 — Définir ce que le site doit faire (et rien de plus)
Un site communal réussi répond d'abord aux questions que les administrés posent au secrétariat : horaires de la mairie et des services, démarches, actualités, agenda, comptes-rendus du conseil, contacts des associations. Si votre commune est touristique, ajoutez les visiteurs à la liste : hébergements, commerces, patrimoine, éventuellement en plusieurs langues.
Résistez à la tentation du catalogue de fonctionnalités. Chaque module supplémentaire est une page de plus à maintenir ; un site simple et à jour rend plus service qu'un site riche et à l'abandon. La vraie question de cadrage est : « qui publiera, et combien de temps cette personne peut-elle y consacrer ? »
Étape 3 — Choisir le modèle et comparer en coût complet
Agence traditionnelle au forfait, abonnement tout compris, solution mutualisée : les trois modèles ont leurs logiques, détaillées dans notre article sur le coût d'un site communal. Comparez-les toujours sur deux axes : le coût annuel complet sur plusieurs années (création, maintenance, évolutions, refonte future) et la charge de travail qui restera à la mairie (mises à jour de sécurité, conformité, publication).
Exigez de voir un résultat concret avant de vous engager : un site déjà en ligne pour une commune comparable, voire un aperçu réalisé avec vos propres contenus. C'est le meilleur test qui soit — bien plus parlant qu'une plaquette commerciale.
Étape 4 — Sécuriser le nom de domaine et les redirections
Le nom de domaine de la commune est un bien public : il doit être enregistré au nom de la commune, pas à celui du prestataire ou d'un élu. Lors de la refonte, on conserve l'adresse existante, et l'on redirige chaque ancienne page vers sa nouvelle version. Ces redirections préservent les liens accumulés au fil des années — dans les favoris des administrés, sur les sites voisins, dans les résultats de recherche — et évitent de repartir de zéro en matière de référencement.
Étape 5 — Organiser la reprise des contenus et la prise en main
La reprise des contenus est le vrai chantier d'une refonte, et elle doit incomber au prestataire : c'est son métier, pas celui du secrétariat. Côté mairie, il reste la relecture — vérifier les horaires, les contacts, les informations périmées — et la prise en main de l'outil de publication. Si cette formation demande plus d'une heure, c'est le signe que l'outil n'est pas adapté à une mairie.
C'est exactement le déroulé que nous appliquons chez Mon-Patelin.fr : vous nous donnez l'adresse de votre site actuel, et sous 24 heures vous recevez un aperçu en ligne de votre nouveau site, contenus repris, avec un chiffrage clair — de quoi démarrer la discussion en conseil municipal sur du concret.
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